Hanna Jones – Chapitre 4

Aujourd’hui, je vous dévoile le chapitre 4 de mon roman “Hanna Jones” ! Si vous arrivez en cours de route voici les chapitres 1 et 2 !
Dernière ligne droite avant la prévente DEMAIN 🙂 Je vous souhaite une très bonne lecture. !

 

CHAPITRE 4

Argan Blàs

  D’après Lucius, la marque apparaissait complètement et définitivement au dix-huitième anniversaire de la Hunter concerné. Apparemment, ce que j’avais vu la veille n’avait été que la première phase de la procédure. La troisième lumière était celle qui marquait à jamais la peau de l’élu. Celle-ci pouvait brûler n’importe quel vampire aux alentours. Un blouson en cuir n’y ferait rien en cas d’exposition.
— J’ai eu de la chance, mec !
— Encore un peu et tu te transformais en un tas de poussière, rétorqua mon ami.
— Très drôle.
Lucius était un ami de longue date. Mon histoire était assez complexe. Je fus banni du royaume vampirique pour avoir assassiné mes parents. Mensonge, puisqu’ils avaient été tués dans l’appartement où nous vivions à la Cour Royale. Mon père était l’un de bras droit de Corneliu, notre Roi, pendant de longues années. D’après les informations que j’avais pu récolter depuis ma fuite, le Roi était derrière tout ça. Il avait accusé ma famille de haute trahison. J’avais voulu tuer le Roi dès l’instant où j’avais retrouvé mes parents morts. Cent ans auparavant, Lucius avait été l’un des premiers à se rallier à ma cause. Il n’avait pas cherché à savoir si j’étais coupable ou non du meurtre de mes parents vampires. Il m’avait juste fait confiance et m’avait suivi dans ma vie trépidante de fugitif. Depuis tout ce temps, nous vivions dans l’église Diocèse à Market Street. Personne n’habitait dans cette aile-ci, pas même les religieux. Plutôt ironique pour des démons. Les vampires de l’élite royale avaient toujours été différents de nous. Ils n’approcheraient jamais les lieux sacrés, les crucifix et l’eau bénite. Sauf s’ils voulaient, bien sûr, brûler vifs. Plus humains qu’eux, par notre style de vie et par notre appétit plus restreint, nous n’avions jamais tué personne. Capables de nous mélanger avec les humains, c’est ce qui avait toujours fait la différence.
Installés dans la maison de Dieu, nous ne courions aucun danger. Par contre, quand nous devions sortir dehors, nous préférions nous montrer extrêmement prudents. Nos têtes étaient toujours mises à prix et j’avais déjà vu la garde royale pourchasser des types comme nous… Ils étaient plutôt habiles et costauds. Ces brutes vous réduisaient en cendres en moins de deux. Il ne valait mieux pas tomber sur eux un jour.
Je pris mon blouson noir et m’approchai de la fenêtre où se tenait Lucius, assis sur une pile de bibles. Il était sans doute temps que j’aille faire la rencontre de cette mortelle pour que mes plans fonctionnent.
— Tu ne connais pas la porte d’entrée ? me dit-il d’un ton las.
— C’est plus excitant de sauter !
La fenêtre en face de moi était grande ouverte. Je pris quelques mètres d’élan, m’appuyai contre le rebord de la fenêtre d’un seul pied et sautai du quatrième étage à toute vitesse. Cette expérience me procurait à chaque fois une délicieuse dose d’adrénaline. Le goût du danger était ancré en moi, c’était certain. La chute ne prit que quelques secondes. J’adorais le bruit puissant que produisaient mes pieds lorsqu’ils touchaient le sol. Après mon atterrissage peu discret, j’inspectai les environs. Mon odorat plus développé que les humains me permettait de sentir les démons à des kilomètres à la ronde. C’était plutôt utile. Aucune trace d’eux. Ils étaient sûrement plus occupés à chercher la fille que moi. Je ne m’inquiétais pas pour sa sécurité. Mes gars étaient postés tout autour de chez elle au cas où.
Son domicile, à Beckett Street, n’avait pas été très difficile à trouver. Tous les bâtiments de la rue arboraient un rouge criard avec des fenêtres blanches. Cela avait un certain charme. À défaut de sortir en plein jour, j’étais venu jusqu’ici au beau milieu de la nuit. Tout était calme. Logique, puisque tout le monde dormait, excepté les démons. Quelques vieux lampadaires allumaient la rue.
Je m’appuyai contre l’arbre qui donnait sur la façade de son immeuble. Je pris la cigarette calée au creux de mon oreille. Le bruit du briquet résonna dans toute l’allée déserte. Il fallait à tout prix que je parle à Jones. Je ne savais pas encore comment j’allais m’y prendre. « Salut ! Je suis un vampire et je voudrais juste que tu m’aides à tuer quelques démons grâce à tes super-pouvoirs que tu n’as pas encore ! » J’allais devoir trouver mieux. Je me creusais les méninges tout en tirant sur ma cigarette. Elle ne connaissait sans doute pas encore l’existence des démons. Je ne pouvais donc pas dévoiler ma vraie nature dès notre première conversation. Elle déguerpirait en moins de deux. Ma cigarette consumée, je jetai le mégot un peu plus loin. Bordel ! Il fallait pourtant que je lui dise tout.
La porte d’entrée s’ouvrit à ma grande surprise. Perdu dans mes pensées, je n’avais pas fait attention aux bruits de pas venant tout droit vers moi. Je me cachai rapidement derrière l’arbre, tout en gardant un œil sur la personne qui s’aventurait dehors. C’était elle.

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Sophie

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